Pierre

 

Fontaine

Vieille fontaine abîmée

Château du Vellein, Villefontaine, Isère, France

 

 

          La pierre est un matériaux de construction durable, qui a un impact écologique quasiment nul excepté si le trajet entre la carrière et le lieu de mise en œuvre est conséquent. Malgré cela, ce matériau est un mauvais isolant, même si le béton est de moitié performant dans ce domaine, ce qui entraîne une plus importante consommation d’énergie de la part de la population occupant le bâtiment. La pierre est également non renouvelable mais recyclable. 

 

 


          La pierre est un matériau de construction extrait du sol, dans les carrières, nombreuses dans l‘Est de la France ainsi que dans la région parisienne. Ces dernières ont un impact sur l’environnement dût à :

 

      -  Leur consommation d’espace, en particulier naturels comme les zones humides, littorales, … 

 

      -  La modification du paysage qu’elles entraînent, par le biais de la création de trous profonds dans la plaine ainsi que de falaises et en découpant des collines. Ces changements sont essentiellement causés par les carrières à ciel ouvert en roche massive. 

 

      -  La modification de la ressource en eau car les extractions sont interdites dans le lit mineur des cours d’eau à cause du risque de pollution de l’eau suite aux polluants, qui ont éventuellement été dispersés dans une carrière, qui peuvent contaminer la nappe phréatique. 

 

      -  La consommation de ressources non renouvelables, comme la pierre, le calcaire, etc… 

 

      -  La fréquence de leur abandon en fin de vie, ce qui représente un danger d’effondrement car les infiltrations d'eaux les fragilisent. Ceci peut donc créer d’importants dégâts aux habitations et populations situées au dessus. C’est pourquoi elles sont suivies par les services de la préfecture l'INERIS (Institut National de l'Environnement industriel et des Risques) et le B.R.G.M. (bureau de recherches géologique et minières); 

 

      -  Les vibrations des tirs de mine : n'étant jamais parfaits, ces derniers subissent une  déperdition d'énergie. Des limites concernant les vibrations maximales sur les structures autour des carrières sont fixées par la réglementation. Cependant, le respect de cette dernière n'empêche pas les réclamations (dont certaines ne sont pas toujours exemptes de mauvaise foi et de calculs financiers).

 

       -  Les vibrations du transport par camion : n’étant pas spécifiques aux carrières, elles sont moins bien remarquées et leur intensité est généralement supérieure à celles des tirs de mine.

 

       -  Le bruit : causé par les appareils de broyage très bruyants, tout comme celui  de la roche tombant dans la benne d'un camion vide et le bruit des avertisseurs sonores de recul des engins. La réglementation impose également dans ce cas-là des limites de niveaux de bruit maximales acceptables en bordure d'exploitation en période diurne et nocturne.

 

       -  La poussière : due à la circulation des engins sur  les pistes, ainsi que le concassage et le criblage qui soulèvent beaucoup de poussière. Dans les carrières dont la roche est riche en silice (Bretagne, Basse-Normandie, Massif central...) cette poussière contient suffisamment de silice libre pour provoquer l'apparition de silicose parmi le personnel, après un exposition continue et durable (de plusieurs années). Les carriers français doivent mesurer les retombées de poussière en bordure d'exploitation. L’impact sanitaire des effets des poussières sur la population est liée au poids des poussière, déterminé par la méthode « des plaquettes ».

 

Carrière de pierreCarrière de pierre

Hauteville - Lompnes, Rhone Alpes, France

 

 

          Des projets concernant la réduction de l’impact des carrières sont en cours.

Par exemple, les sites en fin de vie seront pris en charge au lieu d’être à l’abandon par le biais du renouvellement de son autorisation d’exploitation. Les préfectures exigent une caution financière garantissant que les travaux de terrassement finaux seront bien réalisés même en cas de faillite de l‘exploitant. Ces plans de remise en état peuvent être très poussés et ouvrir des perspectives nouvelles aux riverains et aux communes, comme celui des carrières de Fréhel qui propose la création d'un havre en eau profonde sur cette côte de grès rose.

Les sites dits « orphelins », dont les exploitants ont fait défaut au moment de la remise en état, sont petit à petit traités par le syndicat professionnel l'UNICEM. (Union nationale des industries de carrières et matériaux)


  Les problèmes de bruit et de poussière font eux l'objet de traitements adaptés aux situations : bardage, confinement, aspiration, filtration, pulvérisation d'eau, klaxons de recul à amortissement rapide du signal, etc.

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